Compte rendu de l'activité de mobilisation des connaissances en fin de subvention
Lutte contre la syphilis infectieuse et congénitale au Canada
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Description de l'activité
Le 28 et 29 janvier 2026, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et Services aux Autochtones Canada ont tenu une activité virtuelle de mobilisation des connaissances en fin de subvention destinée aux équipes financées dans le cadre du concours Subvention de fonctionnement : Lutte contre la syphilis infectieuse et congénitale au Canada, ainsi qu'aux responsables des politiques, aux dirigeants communautaires et à d'autres utilisateurs des connaissances.
L'activité avait pour objectifs d'éclairer les mesures de santé publique, de promouvoir l'équité et d'appuyer l'intégration d'approches novatrices dans l'intervention scientifique du Canada contre la syphilis infectieuse et congénitale. Pour atteindre ces objectifs, les participants se sont concentrés sur la dissémination des résultats de la recherche, la prise en compte des données probantes dans les décisions, la définition des manques à combler et des nouvelles priorités, et la mise en relief des façons de renforcer la recherche, les initiatives communautaires et les interventions concertées en santé publique à l'avenir.
Les membres des équipes de recherche ont eu l'occasion de se prononcer sur la conception de l'activité, c'est-à-dire la formule, les objectifs et les thèmes de la rencontre, et d'y inviter des utilisateurs des connaissances et des décisionnaires qui gagneraient à mieux connaître leur travail.
Ce sont 218 personnes qui ont pris part à l'atelier; environ 69 % provenaient d'organismes de santé fédéraux, provinciaux ou territoriaux, 13 % d'organismes communautaires et 14 % d'établissements universitaires. La répartition géographique des participants était la suivante :
Description détaillée
Répartition géographique des participants :
- Ontario : 31 %
- Québec : 6 %
- Saskatchewan : 6 %
- Yukon : 1 %
- Alberta : 9 %
- Colombie-Britannique : 20 %
- Manitoba : 11 %
- Nouveau-Brunswick : 1 %
- Terre-Neuve-et-Labrador : 5 %
- Nouvelle-Écosse : 5 %
- Territoires du Nord-Ouest : 1 %
- Nunavut : 2 %
Sous la présidence de la Dre Charu Kaushic, directrice scientifique de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC, l'activité a commencé par une prière de bienvenue de Grand-mère Irene Compton, suivie d'une allocution de Steven Sternthal, directeur général du Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections à l'ASPC, et de la Dre Chelsea Gabel, directrice scientifique de l'Institut de la santé des Autochtones des IRSC. S'est ensuite enchaîné le discours liminaire : un tour d'horizon des tendances actuelles dans le domaine de la syphilis au Canada accompagné d'un regard sur la santé mondiale, les systèmes de santé publique et l'équité en santéNote en bas de page 1.
Tout au long de l'activité, les sept équipes financées ont présenté les principales conclusions et leçons tirées de leurs projets de recherche. Le premier jour, les séances en petits groupes ont donné l'occasion aux participants d'approfondir des thèmes liés à la prévention dirigée par les Autochtones, à l'amélioration de l'accès au dépistage et au traitement pour les populations mal desservies, ainsi qu'au renforcement de la surveillance et des soins cliniquesNote en bas de page 2. Le deuxième jour a pris la forme d'un atelier sur l'intégration dans la pratique des connaissances issues de la recherche, durant lequel les participants se sont divisés en quatre groupes de discussion autour des thèmes suivants : les stratégies de prévention et de santé publique, l'accès aux soins et l'équité en santé, l'évolution des politiques et des systèmes, et la mobilisation des connaissances et de la communautéNote en bas de page 3. L'activité s'est conclue par une discussion sur la pérennisation des retombées de la recherche dans diverses administrations et divers contextesNote en bas de page 4, suivie d'une prière de clôture de Grand-mère Irene Compton.
Principaux thèmes et messages
Tout au long des présentations et des discussions, les participants ont insisté sur le fait que des outils et des interventions efficaces pour prévenir la syphilis infectieuse et congénitale sont déjà bien établis. Le champ d'action pour la suite sera axé sur leur mise en œuvre, leur intégration et leur viabilité dans divers contextes du système de santé.
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Approches communautaires ancrées dans la culture
Il est ressorti des discussions que les approches communautaires ancrées dans la culture, en particulier les initiatives dirigées par des Autochtones, sont essentielles pour assurer l'efficacité de la prévention, du dépistage et du traitement de la syphilis. Ces approches favorisent la confiance à l'égard des interventions qui en découlent, ainsi que la pertinence et la viabilité de ces interventions. Les participants ont également souligné que les modèles autochtones fondés sur les affinités, les pratiques axées sur la terre, les cérémonies et le savoir communautaire jouent un rôle fondamental dans le renforcement de systèmes de prévention de la syphilis afin d'en assurer l'équité et l'efficacité.
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Équité et soins tenant compte des traumatismes
L'importance de placer l'équité au cœur de la lutte contre la syphilis a dominé les discussions. Les participants ont souligné le besoin de modèles de soins tenant compte des traumatismes, sensibles à la stigmatisation et fondés sur des relations afin d'aplanir les obstacles structurels et sociaux qui entravent l'accès au dépistage, au traitement et aux soins prénataux. Les participants ont également mis en évidence la valeur d'approches d'évaluation qui permettent de saisir des résultats sur le plan relationnel — comme la sécurisation culturelle et la confiance de la communauté — en complément aux indicateurs cliniques habituels.
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Soutien pour l'effectif de la santé communautaire
L'activité a mis en évidence le rôle essentiel d'une diversité de fournisseurs — notamment les pairs aidants, les intervenants pivots autochtones, le personnel infirmier, les équipes de proximité, les pharmaciens et les Aînés — pour établir un contact avec les populations confrontées à des obstacles dans l'accès aux services de santé habituels. On a retenu comme priorité la nécessité de veiller à ce que ces personnes soient soutenues, reconnues à leur juste valeur et pleinement intégrées à la prestation des soins.
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Modèles d'essai et de traitement novateurs et facilement accessibles
Les participants ont présenté des innovations efficaces, telles que les tests au point d'intervention, les tests jumelés VIH-syphilis, les services mobiles et de proximité, les outils d'autodépistage et le dépistage intégré dans les services d'urgence. Il a été démontré que ces modèles améliorent l'accès, réduisent les retards de diagnostic et de traitement, et favorisent le recours aux services dans les populations mal desservies. Plusieurs présentations ont traité de l'intégration du dépistage rapide dans les milieux de soins prénataux et les milieux cliniques facilement accessibles afin de permettre un diagnostic et un traitement précoces pendant la grossesse, contribuant ainsi à de meilleurs résultats pour la mère et l'enfant.
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Renforcement des systèmes de données et de surveillance
L'un des messages clés qui sont ressortis de l'activité est le besoin évident de données de surveillance opportunes, cohérentes et exploitables. L'amélioration des systèmes de données, y compris la production de rapports en temps réel, la collaboration intergouvernementale et une gouvernance des données tenant compte de la culture, a été jugée essentielle pour surveiller les tendances, évaluer les interventions et appuyer la prise de décisions en matière de santé publique. Les participants ont souligné que pour maximiser les retombées concrètes sur les politiques, les données doivent être conjuguées à l'expérience concrète, à la mise en récit et à la mobilisation précoce des décisionnaires.
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Solutions stratégiques et systémiques
Les participants ont souligné que les progrès durables exigent des politiques favorables et des changements à l'échelle des systèmes. Les principaux axes à privilégier sont l'établissement de cadres réglementaires propices, le renforcement de la collaboration intersectorielle, l'amélioration de l'intégration des services et la contribution concrète des communautés à l'élaboration des politiques et des programmes. Les participants ont également fait remarquer que le changement à l'échelle des systèmes prend du temps et que la recherche peut stimuler l'innovation en générant des validations de principe permettant d'éclairer les futures politiques et la conception des programmes.
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Approches et stratégies de mobilisation des connaissances créatives et accessibles
Les équipes ont souligné la valeur d'approches et de stratégies de mobilisation des connaissances créatives, accessibles et respectueuses de la culture, telles que les produits artistiques, les ateliers communautaires, l'éducation par les pairs et les outils numériques, afin de soutenir la participation et d'élargir la portée des résultats de la recherche.
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Partenariat, collaboration et responsabilité partagée
Un autre thème dominant était l'importance de partenariats solides entre les communautés, les chercheurs, les cliniciens, les organismes de santé publique et les responsables des politiques. Les participants ont souligné que la responsabilité partagée, la conception conjointe et la véritable collaboration sont les pierres angulaires de la prévention et du traitement de la syphilis.
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Besoin de financement soutenu et souple
Les équipes ont fait remarquer qu'un financement soutenu et souple est essentiel pour répondre aux besoins persistants des communautés, entretenir des partenariats à long terme, maintenir des programmes efficaces de sensibilisation et de mise à l'essai, et tirer parti des innovations émergentes. L'investissement à long terme a été jugé essentiel pour garder l'élan et appuyer les approches axées sur les communautés.
Prochaines étapes
Les renseignements tirés de l'activité éclaireront la poursuite du travail de planification et de collaboration en santé publique lié à la syphilis infectieuse et congénitale au Canada, tout en aidant à déterminer les futures priorités sur les plans de la recherche, de la participation communautaire et de la mobilisation des connaissances.
Pour en savoir plus
Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec l'équipe de l'Initiative de recherche sur le VIH/sida et autres ITSS à hivaids-vihsida@cihr-irsc.gc.ca ou bien à l'adresse générique support-soutien@cihr-irsc.gc.ca.
L'intervention scientifique du Canada contre le VIH/sida et d'autres ITSS est alimentée par l'initiative des IRSC dans ce domaine. Sous la direction stratégique et scientifique de l'Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC, cette initiative verse environ 21 millions de dollars par année aux chercheurs et aux stagiaires qui mènent des travaux en phase avec le Plan stratégique 2022-2027 sur le VIH/sida et autres ITSS des IRSC. Ce dernier s'inscrit dans la continuité du Cadre d'action pancanadien sur les ITSS (Réduction des répercussions sur la santé des ITSS au Canada d'ici 2030) et du plan d'action connexe du Gouvernement du Canada (Plan d'action 2024-2030 du gouvernement du Canada sur les ITSS). L'Initiative de recherche sur le VIH/sida et autres ITSS des IRSC est en outre guidée par le Comité consultatif de la recherche sur le VIH/sida et les ITSS (CCRVSI) de IRSC, dont la composition se caractérise par une diversité de champs d'expertise : chercheurs universitaires de disciplines variées, personnes ayant une expérience concrète et représentants d'organismes communautaires.
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