Prix D’excellence Postdoctoral en Recherche sur le Vieillissement 2025 de l'Institut du vieillissement des IRSC

Chaque année, par le prix d’excellence en recherche sur le vieillissement, l’Institut du vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada (IV des IRSC) récompense la stagiaire postdoctorale ou le stagiaire postdoctoral ayant obtenu le meilleur classement dans le domaine du vieillissement au concours ouvert des IRSC.

Lauréat

Dr Erik Jacques, Université Harvard

Le Dr Erik Jacques est boursier postdoctoral à l’Hôpital Brigham and Women, de l’École de médecine de l’Université Harvard à Boston, aux États-Unis. Intéressé par l’étude de la biologie du vieillissement, il a intégré le laboratoire du Dr Vadim Gladyshev en septembre 2024 avec l’objectif de tirer parti de la génomique unicellulaire pour explorer les trajectoires de vieillissement de type cellulaire dans les muscles squelettiques. Le Dr Jacques a obtenu son diplôme de premier cycle à l’Université d’Ottawa, sous la supervision du Dr Emilio Alarcon et du Dr Erik Suuronen, puis son doctorat à l’Université de Toronto, sous la supervision de la Dre Penney Gilbert. Pendant son doctorat, il a combiné les disciplines du génie tissulaire et de la biologie des cellules souches pour étudier l’état de cellules souches musculaires vieillissantes en quiescence, ce qui l’a incité à se spécialiser dans le domaine des gérosciences. Son travail a été salué par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), par Mitacs, par la Société internationale d’ingénierie tissulaire et de médecine régénérative (TERMIS) et par le Centre pour la recherche cellulaire et biomoléculaire Terrence-Donnelly, entre autres. Le Dr Jacques est déterminé à faire progresser les connaissances sur le vieillissement des muscles squelettiques et à améliorer l’espérance de vie en bonne santé.

Résumé de recherche

La sarcopénie, une maladie chronique qui se caractérise par une diminution progressive de masse musculaire squelettique et de force à un âge avancé, entraîne une perte d’autonomie chez les personnes touchées et constitue en ce sens un déterminant majeur de la qualité de vie. À ce jour, les données disponibles ne permettent pas de définir la nature des changements moléculaires dans les cellules des tissus qui induisent une faiblesse musculaire ni de déterminer si certaines populations de cellules y sont davantage exposées et pour quelle raison. Notre recherche visera à apporter des réponses à ces questions à l’aide de la génomique unicellulaire pour mettre en évidence des biomarqueurs dans les muscles squelettiques. Si de récentes percées dans la recherche sur le vieillissement ont rendu la quantification de signatures du vieillissement possible grâce à des algorithmes d’apprentissage automatique qui analysent différents paramètres moléculaires dans des matériaux composites, la plupart des études ont jusqu’à présent concerné des échantillons de tissus en vrac, ce qui limite la portée des résultats et des interprétations possibles. Le projet tirera parti d’un modèle de signatures transcriptionnelles du vieillissement à espèces et tissus multiples (compatible avec l’expression de gènes dans des cellules uniques) que nous avons récemment mis au point. Nous en adapterons le cadre de travail pour repérer les signatures associées à la faiblesse musculaire liée à l’âge et faciliter l’étude de la sarcopénie à l’échelle cellulaire. L’analyse subséquente des voies et des réseaux de communication intercellulaire permettra d’examiner les trajectoires de vieillissement de type cellulaire et d’en révéler les vulnérabilités à des fins thérapeutiques. En parallèle, les biomarqueurs mis en évidence feront progresser l’étude des phénomènes qui sous-tendent l’apparition de la sarcopénie ainsi que l’évaluation d’interventions nouvelles et actuelles visant à étendre le bon fonctionnement du système musculaire chez les personnes âgées.

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