Félicitations aux lauréates d’une bourse de chercheuse en début de carrière dans le domaine de l’asthme 2025!
L’Institut de la santé circulatoire et respiratoire (ISCR) des IRSC, en collaboration avec la Fondation canadienne d’allergie, d’asthme et d’immunologie, Asthme Canada et l’Association pulmonaire du Canada, félicite les lauréates d’une bourse de chercheuse en début de carrière dans le domaine de l’asthme 2025. Ce programme de bourses vise à appuyer, tôt dans leur carrière, des chercheurs indépendants affiliés à un établissement canadien qui mènent des travaux de recherche fondamentale, de recherche clinique, de recherche sur les services de santé ou de recherche sur la santé des populations en lien avec l’asthme.
L’ISCR est fier de présenter les deux lauréates et leurs projets de recherche :
Immunité entraînée dans les éosinophiles : mécanismes et perspectives thérapeutiques
Dre Eva Kaufmann, Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill
L’asthme allergique est une inflammation chronique des poumons causée par une réponse démesurée du système immunitaire à des allergènes environnementaux. L’inflammation est causée en grande partie par une cellule immunitaire, l’éosinophile, qui cause une détérioration des voies respiratoires. On croyait auparavant que les éosinophiles n’étaient que des cellules qui répliquaient en première ligne aux allergènes et mouraient vite par la suite. Cependant, selon de récentes données, ils seraient en mesure de développer une mémoire des allergènes passés et donc de réagir encore plus vivement quand ces allergènes reviennent.
Le projet vise à étudier l’effet de la mémoire des éosinophiles sur la persistance des symptômes de l’asthme et les possibilités de reprogrammer leurs réactions sans danger.
Nous voulons dans notre recherche bien délimiter le comportement des éosinophiles et ainsi mettre fin aux récidives de réactions allergiques qui ne font qu’accentuer les symptômes. Les travaux pourraient donner lieu à de nouveaux traitements qui s’attaquent à l’une des causes premières de l’asthme et ainsi redonner une qualité de vie à des millions de personnes aux prises avec des maladies allergiques.
Évaluation du pyroaéromicrobiome de la fumée des feux de forêt et de son rôle dans l’asthme
Dre Christina Thornton, Université de Calgary
La fumée des feux de forêt nuit de plus en plus à la santé de la population canadienne, surtout les asthmatiques. Les recherches se concentrent surtout sur les particules et substances chimiques dans la fumée, mais on en sait peu sur les microbes (bactéries et champignons) qui peuvent y être transportés. Notre recherche vise à déterminer si les microbes que véhicule la fumée ont le potentiel d’empirer les crises d’asthme, en particulier pour les personnes atteintes de formes coriaces caractérisées par l’inflammation des neutrophiles. Nous nous attaquerons à la question en trois parties. Premièrement, nous identifierons les microbes vivants dans la fumée d’épisodes contrôlés et de vrais feux de forêt au Canada. Deuxièmement, nous utiliserons les données d’une importante population tirées de la biobanque du Royaume-Uni pour vérifier si le fait de respirer de la fumée de feux de forêt est corrélé à des poussées d’asthme et si le microbiome d’une personne peut influencer les risques en ce sens. Troisièmement, nous étudierons les changements occasionnés chez les adultes asthmatiques par l’air respiré durant la saison des feux de forêt sur les microbes des voies respiratoires et des intestins, l’inflammation qu’ils subissent et les symptômes qui se manifestent. L’étude combine échantillons environnementaux, données sur la santé de la population et tests sur les patients de manière à mettre en relief les conséquences de la fumée des feux de forêt sur l’asthme. Nous pourrons ainsi déterminer qui est le plus à risque et améliorer les mesures de prévention, le suivi et le traitement dans un contexte d’intensification des saisons de feux de forêt.
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