Prix D’excellence Postdoctoral en Recherche sur le Vieillissement 2024 de l'Institut du vieillissement des IRSC

Chaque année, par le prix d’excellence en recherche sur le vieillissement, l’Institut du vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada (IV des IRSC) récompense la stagiaire postdoctorale ou le stagiaire postdoctoral ayant obtenu le meilleur classement dans le domaine du vieillissement au concours ouvert des IRSC.

Lauréate

Dre Rajshree Ghosh Biswas, Université Harvard

La Dre Rajshree Ghosh Biswas est postdoctorante au Centre d’imagerie biomédicale Athinoula A. Martinos de l’Hôpital général du Massachusetts et l’École de médecine de l’Université Harvard et y est supervisée par le Dr Bruce Jenkins et le Dr Leo Cheng. Elle a effectué son doctorat au Département de chimie de l’Université de Toronto sous la supervision du Dr Andre Simpson, où elle a créé plusieurs outils et techniques visant à optimiser la détection et le suivi des processus ex vivo et in vivo par résonance magnétique nucléaire multiphasique dans des échantillons naturels complexes. Tout au long de sa formation postdoctorale, elle mettra en pratique les compétences qu’elle a acquises pendant son doctorat et s’appuiera sur les techniques de résonance magnétique nucléaire et d’imagerie par résonance magnétique pour faire la lumière sur les changements métaboliques induits par la maladie d’Alzheimer. Ses principaux objectifs de recherche comprennent, entre autres, l’introduction de techniques non effractives pour élucider certains mécanismes métaboliques et caractériser les biomarqueurs de pathologies liées à l’âge.

Résumé de recherche

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative dont le risque d’apparition augmente avec l’âge. Au Canada, 597 000 personnes vivent aujourd’hui avec la maladie. En 2050, elle pourrait concerner 1,7 million de nos concitoyens et 135 millions de personnes dans le monde. Si de nombreux facteurs (génétiques et environnementaux notamment) influent sur le risque de développer la maladie, un délirium postopératoire peut multiplier ce risque par 12,5, en particulier s’il survient chez des patients en unité de gériatrie. Ce trouble des fonctions supérieures apparait après une anesthésie et entraîne une période de confusion qui ne peut être imputée à une inflammation seule. L’augmentation du nombre de patients âgés nécessitant une intervention chirurgicale importante (comme une arthroplastie totale de la hanche ou du genou) rend l’étude du rôle du délirium postopératoire sur l’apparition de la maladie d’Alzheimer d’autant plus pertinente. Notre recherche vise à tirer parti de techniques non effractives, comme la résonance magnétique nucléaire et l’imagerie par résonance magnétique, pour étudier les changements métaboliques affectant des échantillons de tissus ex vivo et effectuer un suivi in vivo. Nous examinerons ces changements en phase postopératoire chez des modèles de souris de la maladie d’Alzheimer. Dans le cadre de cette démarche, nous tenterons d’expliquer les mécanismes qui lient âge, anesthésie, délirium postopératoire et maladie d’Alzheimer, comme un dysfonctionnement des mitochondries, une disruption de l’activité neuronale ou encore une perturbation du métabolisme ou du transport du glucose. Nous espérons ainsi mettre en évidence des biomarqueurs qui indiqueront une corrélation entre délirium postopératoire et maladie d’Alzheimer dans le but de faciliter les diagnostics précoces de la maladie et d’améliorer les pronostics.

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