Membres du conseil consultatif de l'IG – Biographies

Anne-Claude Gingras (Présidente)
Chercheuse principale
Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum
Professeure titulaire
Département de génétique moléculaire
Université de Toronto

Anne-Claude Gingras est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en protéomique fonctionnelle et la chaire Lea Reichmann en protéomique du cancer. Elle est actuellement professeure titulaire au département of génétique moléculaire de l'Université de Toronto, rédactrice adjointe de la revue Molecular and Cellular Proteomics et co-directrice de la plateforme technologique de Génome Canada « Centre Collaboratif sur la Biologie des Réseaux ». Son laboratoire se concentre sur l'étude systématique des voies de signalisation et sur l'élaboration de technologies protéomiques quantitatives. La Dre Gingras a développé des approches bioinformatiques permettant d'analyser et de visualiser les résultats protéomiques et elle enseigne ces nouvelles approches aux jeunes chercheurs. En employant ces outils, son groupe a découvert plusieurs nouveaux complexes protéiques et membres de voies de signalisation qui sont impliqués dans le cancer et les maladies rares. La Dre Gingras a publié 191 articles de recherche et de revues scientifiques, qui ont déjà été cités 27 000 fois.


Esther Verheyen (Vice-présidente)
Professeure, Département de biologie moléculaire et de biochimie
Université Simon Fraser

Esther Verheyen est professeure au Département de biologie moléculaire et de biochimie de l'Université Simon Fraser. Elle a obtenu son baccalauréat de l'Université Cornell en 1988. En 1993, elle a obtenu son doctorat en génétique de l'École de médecine de l'Université Yale, où elle a étudié la fonction de la profiline chez la drosophile avec la Dre Lynn Cooley. Elle a effectué des recherches postdoctorales au laboratoire HHMI du Dr Spyros Artavanis Tsakonas, également à Yale, utilisant la génétique pour élucider le contrôle de la transduction du signal au cours du développement de la drosophile. En 1998, la Dre Verheyen a fondé son propre laboratoire à Simon Fraser. Sa recherche porte sur la régulation de la kinase des voies de signalisation conservées. Par des approches génétiques et biochimiques, le groupe de la Dre Verheyen a mis en évidence des mécanismes qui contrôlent la croissance, la formation de motifs et la prolifération de tissus dans une culture de cellules drosophiliennes et humaines. En 2016, elle a reçu le prix d'excellence en génétique Grant et Moens de la Société canadienne pour les biosciences moléculaires. La Dre Verheyen a également reçu la bourse d'excellence en enseignement de la Faculté des sciences de l'Université Simon Fraser pour son enseignement de la génétique. Elle a été chef adjointe et chef intérimaire de son département, et représentante du Canada au sein du conseil d'administration de Drosophila (FlyBoard) de 2016 à 2018. Depuis 2017, elle est directrice du Centre de biologie, de développement et de maladie cellulaires (C2D2) à Simon Fraser. Elle a également organisé de nombreuses conférences de recherche au niveau national et international. La Dre Verheyen souhaite ardemment renforcer la sensibilisation, et elle a donné plusieurs conférences publiques sur la génétique et les cellules souches. Elle est aussi l'auteure d'une critique de livre pour Literary Review of Canada sur la médecine personnalisée.


Laura Arbour
Professeure
Département de génétique médicale
Université de la Colombie-Britannique

La Dre Laura Arbour est professeure au Département de génétique médicale de l'Université de la Colombie-Britannique, au Island Medical Program à Victoria en Colombie-Britannique (C.-B.) et généticienne médicale à Island Health. Sa pratique clinique et sa recherche sont axées sur les problèmes de santé des résidents du Nord et des Autochtones et leurs liens avec la génétique. La Dre Arbour a une formation en pédiatrie et génétique clinique (Université McGill), et ses recherches portent sur les problèmes de santé maternelle et infantile et la compréhension de la composante génétique de la santé des Autochtones, à tous les âges. Parmi ses recherches dignes de mention, mentionnons le traitement d'une forte prévalence du syndrome du QT long dans le Nord de la C.-B., le risque potentiel de CPT1A P479L pour la mortalité infantile au Nunavut et la génétique de la cholangite biliaire primitive chez les femmes des Premières Nations de la C.-B. Son travail sur le syndrome du QT long dans le Nord de la C.-B. a mené à la création d'un programme multidisciplinaire provincial pour traiter les arythmies héréditaires chez tous les Britanno Colombiens (le programme de la C.-B. sur les arythmies héréditaires). En collaboration avec les Drs Nadine Caron et Wyeth Wasserman, elle codirige actuellement le projet de recherche appliquée à grande échelle de Génome Canada et des IRSC intitulé « Génomes silencieux : réduire les disparités en soins de santé et améliorer les diagnostics chez les enfants autochtones atteints de maladies génétiques », qui vise à relever les défis de l'accès équitable au diagnostic génétique et génomique pour les populations autochtones canadiennes.


Jehannine C. Austin, Ph. D., MACSS, conseillère en génétique agréée
Professeure, Départements de psychiatrie et de génétique médicale, Université de la Colombie-Britannique
Directrice administrative, Institut de recherche de BC Mental Health and Substance Use Services

La Dre Jehannine Austin est directrice administrative de l’Institut de recherche de BC Mental Health and Substance Use Services, et professeure de psychiatrie et de génétique médicale à l’Université de la Colombie-Britannique. Elle est conseillère en génétique agréée, et ses travaux de recherche portent sur l’effet des conseils en génétique chez les personnes atteintes de troubles psychiatriques et leurs proches. Elle a fondé le premier service de conseils en génétique spécialisé en psychiatrie, qui a gagné un prix pour son incidence sur les résultats pour les patients, et a rédigé des articles à comité de lecture ainsi qu’un livre. Elle a en outre reçu des prix d’enseignement, de leadership et d’excellence en recherche.

Jehannine Austin est membre du Collège de la Société royale du Canada et de l’Académie canadienne des sciences de la santé.


M. Naveed Aziz est directeur général de CGEn, plateforme nationale du Canada pour le séquençage et l’analyse du génome, avec des pôles à l’Hôpital pour enfants de Toronto, à l’Université McGill (Montréal) et au Centre des sciences génomiques Michael-Smith du Canada (Vancouver).

Grâce à son leadership, CGEn stimule la recherche et l’innovation au Canada et joue un rôle de premier plan dans les progrès technologiques en génomique, y compris le déploiement possible de la génomique clinique comme outil diagnostique au pays. M. Aziz milite avec passion pour la production d’ensembles de données génomiques à grande échelle, ainsi que pour la mise au point de solutions puissantes et efficaces de stockage des mégadonnées, de dépôt dans des bases de données de « science ouverte » et d’échange de données à haute vitesse au pays et sur la scène internationale.

Avant son arrivée à CGEn, M. Aziz est directeur des programmes technologiques de Génome Canada. Dans ce rôle, il dirige ce portefeuille d’initiatives avec pour objectif premier d’aider à créer des possibilités qui favorisent l’innovation et développent les capacités nationales en génomique, en mégadonnées et dans les sciences connexes. En outre, avant de joindre à Génome Canada, M. Aziz fait aussi fonction de chef de la génomique à l’Université de York, au Royaume-Uni, et de chercheur universitaire au Noble Research Institute, aux États-Unis.

M. Aziz s’intéresse vivement au rôle de la génomique dans l’apport de solutions à des défis mondiaux urgents. Son expérience de travail à divers titres dans le secteur de la génomique au cours des 20 dernières années se traduit par une forte croyance dans la notion de convergence, surtout lorsqu’elle provient de domaines divergents. En 2018, le Dr Aziz est invité à se joindre à l’Institut national pour cadres supérieurs d’adMare et de Pfizer Canada, qui se consacre au perfectionnement des hauts dirigeants du secteur des sciences de la vie du pays.


Yvonne Bombard, Ph.D.
Professeure agrégée, Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé, Université de Toronto
Directrice, Programme de recherche sur les services de santé génomique, Hôpital St. Michael, Unity Health Toronto
Scientifique, Institut du savoir Li Ka Shing, Hôpital St. Michael, Unity Health Toronto

Mme Yvonne Bombard est chercheuse en services de santé génomique et scientifique à l’Institut du savoir Li Ka Shing de l’Hôpital St. Michael ainsi que professeure agrégée à l’Institut des politiques, de la gestion et de l’évaluation de la santé de l’Université de Toronto. Ses recherches portent sur l’évaluation de l’adoption des nouvelles technologies génomiques dans la pratique clinique. Elle met au point des outils numériques à l’intention des patients pour la médecine génomique et évalue leur efficacité comparative pour éclairer leur application dans la pratique clinique. En outre, elle réalise des recherches sur la mobilisation du public et des patients afin de faire progresser l’évaluation des technologies de la santé et la prestation des services de santé. Mme Bombard est membre active de nombreux comités consultatifs internationaux sur les politiques. Ses recherches influencent d’ailleurs l’élaboration des politiques dans le domaine des technologies de la santé. En 2014, elle devient la première lauréate du prix Maurice McGregor de l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé (ACMTS) pour son excellence et son potentiel de leadership, tandis qu’en 2011, elle reçoit le Prix de l’étoile montante de l’Institut des services et des politiques de la santé des IRSC. En outre, elle est ancienne titulaire d’une subvention Fondation des IRSC en qualité de chercheuse en début de carrière, et elle détient une bourse de nouveau chercheur des IRSC. Mme Bombard est titulaire de bourses de recherche de l’Université Yale (en politiques de santé), du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center (en génomique du cancer) et de l’Université de Toronto (en recherches sur les services de santé).


Benjamin Haibe-Kains, Ph.D.
Titulaire de la chaire de recherche du Canada en pharmacogénomique informatique
Scientifique principal, Centre de cancérologie Princess-Margaret, Réseau universitaire de santé
Professeur agrégé, Département de biophysique médicale, Université de Toronto

M. Benjamin Haibe-Kains est scientifique principal au Centre de cancérologie Princess‑Margaret du Réseau universitaire de santé, professeur agrégé au Département de biophysique médicale de l’Université de Toronto et titulaire de la chaire de recherche du Canada en pharmacogénomique informatique. Il est titulaire d’un doctorat en bioinformatique de l’Université Libre de Bruxelles, en Belgique. Soutenu par une bourse Fulbright, il effectue ses études postdoctorales à l’Institut de cancérologie Dana-Farber et à l’École de santé publique de l’Université Harvard, aux États-Unis. M. Haibe-Kains met ensuite sur pied son propre laboratoire à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, puis déménage au Centre de cancérologie Princess-Margaret en novembre 2013. Ses recherches portent sur l’intégration de données à haut débit provenant de diverses sources pour l’analyse simultanée de multiples aspects de la carcinogenèse. Plus particulièrement, son équipe analyse des ensembles de données radiologiques et (pharmaco)génomiques pour la mise au point de nouveaux modèles pronostiques et prédictifs et la découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques afin d’améliorer considérablement la prise en charge des maladies. Parmi les principales contributions scientifiques de M. Haibe-Kains, citons l’identification de plusieurs signatures géniques pronostiques dans le cancer du sein, la création de modèles de classification de sous-types de cancers de l’ovaire et du sein, la détermination des prédicteurs génomiques de la réaction aux médicaments dans les lignées cellulaires cancéreuses et la mise au point de modèles pronostiques radiomiques pour les cancers de la tête et du cou. Son équipe travaille également à l’élaboration de nouvelles manières d’améliorer la transparence et la reproductibilité de la recherche informatique. M. Haibe-Kains est coauteur de 180 publications dans des revues à comité de lecture, dont 50 à titre de (co)auteur principal (20 000 citations, indice h de 60, source : Google Scholar). Son laboratoire tient à jour 31 ensembles de données génomiques publiques et propose 15 progiciels ouverts, qui sont accessibles gratuitement par la communauté scientifique (BHKLAB (en anglais seulement)).


Geoff Hicks, Ph.D.
Directeur – Programme de médecine régénératrice
Professeur – Département de biochimie et de médecine génétique
Chercheur principal – Institut de recherche en oncologie et hématologie, ActionCancer Manitoba
Faculté des sciences de la santé Rady
Université du Manitoba

M. Geoffrey G. Hicks est directeur du Programme de médecine régénératrice et professeur de biochimie et de médecine génétique à l'Université du Manitoba. Il est reconnu internationalement pour son expertise dans la modélisation génétique des maladies humaines et la génomique fonctionnelle à haut débit. En tant que directeur du Centre de génomique fonctionnelle des mammifères, situé à l'Institut de recherche en oncologie et hématologie d'ActionCancer Manitoba, il a participé à plusieurs grands projets internationaux, notamment à NorCOMM, la composante canadienne de l'International Knockout Mouse Project de Génome Canada et d'autres partenaires, qui vise à créer des lignées de souris knockout pour chacun des quelque 20 000 gènes de la souris. M. Hicks est directeur du Programme de médecine régénératrice à la Faculté de médecine de l'Université du Manitoba. Les huit chercheurs principaux de ce programme se consacreront à la mise au point de traitements à base de cellules souches pour diverses maladies humaines, dont les maladies cardiovasculaires, le cancer et les lésions médullaires. Il est aussi cofondateur du Consortium international Canada-Israël sur le TSAF (CIIFAC), membre du Consortium canadien de recherche en épigénétique, environnement et santé (CCREES) des IRSC dans le domaine du TSAF, ainsi que CP du RCE Kids Brain Health Network / NeuroDevNet (TSAF). Dans le cadre de ses plus récents travaux, il a mis au point un modèle souris du TSAF qui a dévoilé le potentiel de la vitamine A comme traitement préventif contre le TSAF. Des études génétiques et épigénétiques sur des modèles animaux ainsi que des études de cohortes de sujets humains sur le TSAF permettent d'identifier des biomarqueurs distincts pouvant servir au diagnostic précoce du TSAF, dans le but surtout d'intervenir précocement auprès des enfants à risque élevé de TSAF.


Isabel Jordan
Membre fondateur et présidente, Rare Disease Foundation
Coprésidente du comité consultatif des patients et soignants, SKIP

Isabel Jordan s'inspire de sa propre expérience pour fournir des conseils et des orientations dans le domaine des soins de santé et de la recherche sur les soins de santé afin d'appuyer l'établissement de pratiques et de partenariats pertinents en matière de mobilisation des patients, qui respectent les principes de la recherche axée sur le patient.

Elle est membre fondatrice de la Fondation des maladies rares, qui a établi, sous la direction de Mme Jordan, des partenariats familles-chercheurs par l'intermédiaire de son programme de microsubventions. Mme Jordan est responsable stratégique des partenariats avec les patients au Chambers Lab de l'Université Dalhousie, ainsi que conseillère en mobilisation des patients au sein du réseau Solutions pour la douleur chez les enfants (SKIP), réseau de mobilisation des connaissances qui cherche à combler l'écart entre les pratiques thérapeutiques et les solutions fondées sur des données probantes pour prendre en charge la douleur chez les enfants dans les établissements de santé canadiens.

Mère d'un jeune homme vivant avec une maladie rare, Mme Jordan s'est appuyée sur son expérience en matière de maladies rares et de handicap pour promouvoir activement l'établissement de partenariats avec les patients en recherche. Elle a accordé des entrevues à la radio de CBC, écrit des billets de blogue sur la mobilisation des patients et participé à la rédaction de chartes dans le contexte du mouvement Patients Included™. Elle siège à de nombreux comités de recherche en santé et a pris la parole lors de conférences au pays et à l'étranger sur la collaboration entre chercheurs et patients.


Vardit Ravitsky
Professeure titulaire, programmes de bioéthique
École de santé publique
Université de Montréal

Vardit Ravitsky est professeure titulaire aux programmes de bioéthique à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et agit à titre de chargée d’enseignement en santé mondiale et en médecine sociale à l’École de médecine de l’Université Harvard. Elle est également présidente de l’Association internationale de bioéthique et directrice de l’axe en éthique et santé du Centre de recherche en éthique. Mme Ravitsky est fellow 2020 de la Fondation Pierre Elliott Trudeau et présidente du comité sur les impacts de la COVID-19 de cette même fondation. De plus, elle est membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé et du Centre Hastings. Elle fait partie du conseil consultatif de l’Institut de génétique des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ainsi que du groupe de travail « Génomique et société » du National Human Genome Research Institute. Elle est aussi titulaire de la Chaire McConnell-Université de Montréal en recherche-création sur la réappropriation de la maternité.

Ses recherches, financées par les IRSC, le Fonds de recherche du Québec – Société et culture, le Conseil de recherches en sciences humaines, Génome Canada et les National Institutes of Health, portent sur l’éthique de la recherche en génomique et de la reproduction. Elle est l’auteure de plus de 180 articles et commentaires sur les enjeux bioéthiques. Ses recherches abordent une grande variété de sujets, notamment le financement public de la fertilisation in vitro, l’utilisation des embryons congelés surnuméraires, la procréation posthume, le diagnostic génétique préimplantatoire, le don de gamètes, l’épigénétique, le dépistage prénatal — en particulier les aspects éthiques, sociaux et juridiques du dépistage prénatal non invasif — la modification des cellules germinales et des gènes somatiques ainsi que le remplacement mitochondrial.

Mme Ravitsky est titulaire d’un baccalauréat de l’Université Paris-Sorbonne, d’une maîtrise de l’Université du Nouveau-Mexique aux États-Unis et d’un doctorat de l’Université Bar-Ilan en Israël. Elle a auparavant enseigné au Département d’éthique médicale de l’École de médecine à l’Université de Pennsylvanie et a rempli les fonctions de conseillère principale en matière de politiques au Bureau de l’éthique des IRSC ainsi que de consultante en GE3LS pour Génome Canada (GE3LS désignant la génomique et ses aspects éthiques, environnementaux, économiques, légaux et sociaux).


Nika Shakiba
Professeure adjointe, École de génie biomédical
Université de la Colombie-Britannique

La Dre Nika Shakiba est professeure adjointe à l’École de génie biomédical de l’Université de la Colombie-Britannique. Bachelière du programme de génie de l’Université de Toronto, c’est aussi là qu’elle a obtenu son doctorat sous la supervision du Dr Peter Zandstra. Elle a suivi sa formation postdoctorale sous la cosupervision des Drs Ron Weiss et Domitilla Del Vecchio au Centre de biologie synthétique du Massachusetts Institute of Technology. À travers ces expériences, elle a jeté un pont entre l’expérience et la théorie en utilisant des technologies génétiques pour suivre le comportement de cellules uniques, en déconvoluant des modèles mathématiques à l’aide d’ensembles de données complexes et en générant de nouvelles prédictions. Son parcours éducatif lui a inculqué une philosophie scientifique ancrée dans la réflexion et les collaborations interdisciplinaires.

Le programme de recherche indépendante (en anglais seulement) de la Dre Shakiba a trait aux « vies sociales » des cellules souches, c’est-à-dire la façon dont ces cellules interagissent pour influer sur la survie des unes des autres et les décisions quant au sort cellulaire, aussi bien en culture qu’au cours du développement embryonnaire. Son laboratoire utilise la biologie systémique et synthétique pour comprendre les règles génétiques qui codent les interactions coopératives et compétitives entre les cellules souches. S’appuyant sur le génie génétique, il cherche à programmer ces interactions pour obtenir des résultats prévisibles en termes de croissance et de différenciation et rendre possibles des bioprocédés robustes pour la mise au point de thérapies cellulaires à partir de cellules souches.

La Dre Shakiba veut former la prochaine génération de chercheurs biomédicaux en leur permettant d’acquérir une expertise de base en sciences de la vie et en ingénierie. Ces chefs de file en sciences auront le savoir-faire requis pour développer des technologies de pointe, faire fonction de pôles de collaboration interdisciplinaire et s’attaquer à des questions scientifiques fondamentales. La Dre Shakiba a cocréé un atelier national pour initier à la biologie synthétique les stagiaires du Réseau sur les cellules souches. Au-delà de la recherche et de l’enseignement, elle a participé activement à des activités de sensibilisation, faisant connaître la science et l’éthique de la recherche sur les cellules souches au grand public et aux jeunes. En tant qu’ancienne chef de file nationale du symposium StemCellTalks pour les étudiants du secondaire, elle a codirigé un comité qui a vu l’activité prendre de l’ampleur dans huit villes canadiennes. La Dre Shakiba se passionne également pour l’équité dans le mentorat et le partage de conseils multidirectionnels dans le cadre de son plus récent projet, Advice to a Scientist (conseils à un scientifique) (en anglais seulement).


Ian Stedman
Professeur adjoint, École de politique et d’administration publiques, Université York

M. Ian Stedman est professeur adjoint de droit public canadien et de gouvernance à l’Université York. Il est titulaire d’un baccalauréat ès arts de l’Université Western, d’une maîtrise ès arts en philosophie de l’Université York, d’un baccalauréat en droit de l’Université de l’Alberta, d’une maîtrise en droit de l’Université de Toronto et d’un doctorat en droit de l’École de droit Osgoode Hall. Après l’obtention de son doctorat, il mène à bien une formation postdoctorale en gouvernance de l’intelligence artificielle dans les soins de santé au laboratoire OUCH (Opportunities to Understand Childhood Hurt) de Rebecca Pillai Riddell, à l’Université York. Il est aussi le premier à recevoir le titre de boursier en droit et en éthique de l’intelligence artificielle au Centre pour la médecine informatique de l’Hôpital pour enfants de Toronto, sous la direction de Michael Brudno. En 2020, il reçoit la médaille David-Vaver pour l’excellence en droit de la propriété intellectuelle remise par IP Osgoode, programme de l’École de droit Osgoode Hall.

Membre de l’Association du Barreau de l’Ontario depuis 2009, M. Stedman pratique le droit dans les secteurs privé et public avant de retourner aux études pour obtenir son doctorat. On lui doit beaucoup de publications et d’exposés sur la gouvernance dans le secteur public, en particulier sur l’éthique et la reddition de comptes. Les recherches de M. Stedman portent sur le droit relativement à la gouvernance et à la reddition de comptes dans le secteur public et sur la réglementation des technologies innovatrices et naissantes. Il examine l’incidence juridique, éthique et sociale des technologies et des politiques qui favorisent la personnalisation des soins de santé. Il se penche notamment sur les conséquences de l’utilisation de technologies comme l’intelligence artificielle, l’édition génomique et l’impression biologique.

Ancien membre du conseil d’administration de l’Organisation canadienne pour les maladies rares, M. Stedman est lui-même atteint d’une maladie génétique rare et est un ardent défenseur de cette communauté.


Peter Stirling
Chercheur, BC Cancer
Professeur adjoint
Département de génétique médicale
Université de la Colombie-Britannique

Peter Stirling est chercheur au laboratoire Terry Fox du BC Cancer et professeur adjoint au Département de génétique médicale de l'Université de la Colombie-Britannique. Titulaire d'un baccalauréat de l'Université de Victoria et d'un doctorat de l'Université Simon Fraser, il a fait ses études postdoctorales à l'Université de la Californie (Berkeley) et à l'Université de la Colombie-Britannique, avant de mettre sur pied son propre groupe en 2014. Ses travaux portent actuellement sur les mécanismes de maintien de l'intégrité du génome. Les projets de son groupe, financés par les IRSC, le CRSNG et l'Institut de recherche Terry Fox (IRTF), portent sur la réplication et la réparation de l'ADN, la fidélité de la mitose et la réponse au choc thermique comme déterminants principaux de la stabilité du génome. Son groupe s'intéresse particulièrement à la façon dont les mécanismes de maintien du génome peuvent prévenir les mutations liées au développement d'un cancer et dont la perturbation de ces mécanismes peut à la fois entraîner une carcinogenèse et offrir des possibilités de traitement du cancer. Le professeur Stirling est un nouveau chercheur des IRSC (2015-2020), un chercheur-boursier de la Fondation Michael-Smith pour la recherche en santé (2017-2022) et un nouveau chercheur de l'IRTF (2017-2020).


Raymund J. Wellinger
Chaire de recherche du Canada en biologie des télomères
Professeur titulaire, Université de Sherbrooke
Directeur scientifique adjoint, Centre de recherche sur le vieillissement

Raymund Wellinger est généticien moléculaire et s’intéresse aux mécanismes qui assurent l’intégrité du génome. Il étudie en détail comment les extrémités des chromosomes (les télomères) sont maintenues. À l’aide d’outils de génétique moléculaire, de biochimie et de microscopie des cellules vivantes, ses travaux ont généré des connaissances importantes sur l’interaction entre la réplication de l’ADN conventionnel et la réplication des télomères, et ont permis de découvrir de nouvelles protéines sur la télomérase RNP. Raymund Wellinger a publié plus de 70 manuscrits dans les meilleures revues scientifiques et a présentement un indice h de 43. Après des travaux postdoctoraux auprès de Virginia Zakian au Fred Hutchinson Cancer Research Center (Seattle, États-Unis), il s’est joint au Département de microbiologie de la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, où il est présentement professeur titulaire. Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biologie des télomères et directeur scientifique adjoint du Centre de recherche sur le vieillissement (CdRV) à Sherbrooke. Par le passé, il a été vice-président à la recherche d’une petite entreprise de biotechnologie en démarrage, Télogène, qu’il avait cofondée. Enfin, pendant dix ans, il a été membre du conseil d’administration et du comité de direction du Fonds de recherche du Québec – Santé.

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